Madonna va faire un documentaire sur le conflit israélo-palestinien



a chanteuse américaine Madonna a indiqué au quotidien israélien Yediot Aharonot qu'elle allait faire un documentaire sur le conflit israélo-palestinien, consacré principalement aux enfants.

"Je suis sur le point de faire un film documentaire sur le conflit israélo-palestinien", a déclaré la star au journal, dans son édition de fin de semaine, à l'occasion de la présentation, en marge du Festival de Cannes, du documentaire "I am because we are" qu'elle a écrit et produit.



Madonna a précisé qu'elle avait l'intention de travailler sur ce nouveau projet avec Nathan Rissman, son ancien jardinier et baby-sitter, qui a réalisé "I am because we are", film sur les orphelins du Malawi.

La diva de la pop américaine raconte qu'elle a eu cette idée après avoir vu un documentaire, qui l'a "beaucoup émue", sur des enfants israéliens et palestiniens assis sur les bancs de la même école.

La chanteuse et son ancien jardinier ont précisé que leur prochain documentaire serait essentiellement consacré aux enfants, "la première des priorités de Madonna", a déclaré Nathan Rissman au journal.

Madonna, adepte de la kabbale, un courant mystique du judaïsme, s'est déjà rendue plusieurs fois en Israël, notamment pour y faire une retraite spirituelle.

Tant quelle ne prend pas partie pour le genocide palestinien sa me va !!!!
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# Posté le samedi 24 mai 2008 03:33

droit de vote étrangé

L'Assemblée nationale n'a pas accepté, jeudi 22 mai, d'inscrire le droit de vote des étrangers aux élections locales dans la prochaine réforme constitutionnelle. Vendredi, le maire de Paris a participé à la "votation citoyenne" organisée par des associations.
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# Posté le samedi 24 mai 2008 03:28

politique du monde

Parler, ce n'est pas approuver", a déclaré l'ancien ministre socialiste des affaires étrangères. "Il ne devrait y avoir aucun interdit dogmatique a priori : ni en ce qui concerne l'Iran, ni en ce qui concerne le Hezbollah, ni en ce qui concerne le Hamas", a-t-il précisé.







achid : La France considère-t-elle le Hamas comme un mouvement terroriste ?

Hubert Védrine : Je ne sais plus quelle est la position officielle et exacte de la France. Mais je considère, de toute façon, que ces classifications n'ont pas grand sens, parce qu'elles sont imposées par les Etats-Unis, qui veulent empêcher le dialogue politique avec les organisations concernées.




Je ne dis pas qu'il faut parler à n'importe qui n'importe comment, mais ce type d'établissement de listes a priori est typiquement la mauvaise méthode.

Clément : Le Hamas accepte-t-il les trois conditions posées par la communauté internationale à une reprise du dialogue : reconnaître Israël et ne plus appeler à sa destruction, renoncer à la violence et entériner les accords israélo-palestiniens déjà signés. Renouer le dialogue avec le Hamas sous prétexte d'infléchir leur position ne revient-il pas à vider ces conditions de leur force ?

Hubert Védrine : D'abord, ce que l'on appelle "communauté internationale", ce sont en général les Occidentaux et les Israéliens.

Autant dire les choses par leur nom, d'autant qu'il y a dans le monde environ cinq milliards de gens qui ne sont pas occidentaux et qui contestent de plus en plus, on le voit avec les pays émergents, le droit aux Occidentaux de parler au nom du monde entier.

Ensuite, en ce qui concerne les fameuses conditions, elles ont également été inventées pour qu'aucun dialogue ne puisse se nouer.

Il y a eu une époque en Israël où des lois étaient votées pour interdire le contact entre tout citoyen israélien et tout membre de l'OLP, à partir du même raisonnement. Il faut donc toujours essayer de comprendre qui fixe ce genre de conditions préalables, et pourquoi.

L'ancien président Carter a par ailleurs eu des contacts récents avec le Hamas, et il a obtenu des réponses ambiguës, ce qui ne peut pas surprendre.

Il faut noter qu'on sondage récent a montré que 63 % des Israéliens acceptaient l'idée d'un dialogue direct ou indirect avec le Hamas, et que beaucoup d'anciens responsables militaires ou des services secrets, le dernier en date étant Ephraïm Halévy, ont déclaré qu'aucun problème ne pouvait être maintenant résolu sans un dialogue, d'une façon ou d'une autre, avec le Hamas.

Mais encore une fois, il ne s'agit pas de parler n'importe comment.

Nabil84 : Etant élu démocratiquement, le Hamas n'est-il pas le représentant légitime des Palestiniens ?

Hubert Védrine : On ne peut pas dire qu'il soit le seul représentant légitime, puisqu'il y a aujourd'hui deux mouvements politiques qui sont légitimes : l'OLP devenue Autorité palestinienne et le président Mahmoud Abbas, et d'autre part, le Hamas.

Mais vous avez raison, c'est tout à fait incohérent de la part des Occidentaux d'exiger des Palestiniens des élections libres et incontestables, ce qu'ils ont fait, et de décréter ensuite un blocus, un peu comme au Moyen Age, sous prétexte que les Palestiniens n'ont pas voté comme il faut.

On voudrait détruire l'idée de démocratie dans l'opinion arabe et discréditer les interventions des Occidentaux qu'on ne s'y prendrait pas autrement. Tout cela est le résultat d'une politique incohérente.

Mais cela ne règle pas tout, parce que le Hamas est aussi un mouvement avec des positions extrémistes, même s'il y a des divisions en son sein.

L'Autorité palestinienne est dans une sorte de piège et est obligée de demander aux Occidentaux de ne pas parler avec le Hamas.

Et les gouvernements arabes de la région, qui sont inquiets des menées iraniennes via le Hezbollah, le Hamas ou autre, n'y sont pas favorables non plus.

Mais en fait, tout le monde sait très bien qu'à un moment ou un autre, il faudra remettre le Hamas dans un processus, que c'est cela qui le fera évoluer. Tout dépend de quand et comment.

mehdi34 : Les contacts entrepris avec le Hamas vont-ils délégitimer M. Abbas devant son peuple ?

Hubert Védrine : Il faut surmonter ces contradictions. Il est indispensable à un moment ou à un autre qu'il y ait une discussion avec le Hamas de la part des Occidentaux, mais aussi de la part d'Israël. Et il faut le faire sans affaiblir encore plus M. Abbas.

Mais pour le moment, ce qui affaiblit le plus M. Abbas, ce ne sont pas les contacts marginaux pris avec le Hamas, c'est l'absence totale de processus de paix sérieux.

Et le fait que M. Abbas ne puisse pas présenter de résultat concret à son peuple pourrait être le résultat heureux de sa propre modération.

Ce sont donc les Occidentaux et les Israéliens qui, en ne relançant pas un processus de paix sérieux, sont le facteur numéro un de l'affaiblissement d'Abbas.

La question du Hamas vient ensuite. L'Autorité palestinienne elle-même aurait intérêt à ce que le Hamas soit remis dans le jeu, à condition qu'elle n'en soit pas exclue. Et pour faire tout cela, il faut qu'il y ait un processus et une dynamique.

Je le répète, tout cet imbroglio est le résultat direct de la politique occidentale récente, et plus exactement de l'alliance politique nouée depuis le début des années 1990 entre les néoconservateurs américains, les évangéliques du sud des Etats-Unis et le Likoud israélien, ainsi que l'avait très bien expliqué Richard Perle, néoconservateur très influent au début de l'administration Bush, qui était l'inspirateur de cette ligne.

Selon lui, il fallait convaincre le monde que la question palestinienne était marginale, qu'il ne devait pas y avoir de conversations avec les Palestiniens quels qu'ils soient, et que l'urgence était plutôt de changer les pays arabes de gré ou de force.

On a vu avec l'administration Bush à quoi conduisait cette politique, qui a été, peut-on dire, la plus mauvaise politique étrangère américaine depuis 1945. En tout cas au Proche et au Moyen-Orient.

paris_75 : Quel est l'intérêt de la France à établir des contacts avec le Hamas ?

Hubert Védrine : A mon avis, l'intérêt de la France serait de ne rien s'interdire a priori en termes de contacts.

Il faut rappeler que la diplomatie a été inventée à l'aube de l'histoire pour traiter les problèmes autrement que par la guerre.

La diplomatie ne consiste pas à se réunir avec des amis dont on partage les valeurs et à se congratuler, la diplomatie peut consister à parler avec des dirigeants ou des régimes qu'on estime horribles et dont on rejette catégoriquement toutes les valeurs, et il en a toujours été ainsi.



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# Posté le samedi 24 mai 2008 03:27

cannes

Dernier week-end pour le Festival de Cannes. Les projections des vingt-deux films en compétition devaient s'achever, samedi 24 mai, avec celles d'Entre les murs, de Laurent Cantet, l'un des trois films français retenus, et de Palermo Shooting, de l'Allemand Wim Wenders. A l'avant-veille de la cérémonie de clôture et du palmarès, le président du jury du Festival, Sean Penn, a accordé un entretien exclusif au Monde.


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Lauréat du prix d'interprétation à Cannes en 1997 pour son rôle dans She's so Lovely, de Nick Cassavetes, oscarisé en 2004 pour sa performance dans Mystic River de Clint Eastwood, Sean Penn a aussi réalisé quatre longs métrages (dont Into the Wild, sorti en France en 2007).

Etes-vous content ?

Oui !

Combien de films vous reste-t-il à voir ?

Encore trois.

Quelle impression générale se dégage de ce que vous avez vu de la sélection ?

J'ai le sentiment que c'était une très bonne moisson de films. Je regrette juste qu'il n'y ait pas plus de comédies dans la compétition. C'est vraisemblablement lié à la défiance des distributeurs, qui craignent que l'exposition cannoise nuise à leur film, et c'est dommage. Et puis il y a un snobisme qui voudrait qu'une comédie ne peut pas être un grand film. Mais c'est faux : il y a aujourd'hui une floraisons de comédies incroyables, aux Etats-Unis du moins. Ça m'aurait plu de découvrir ce que ce genre produit dans le reste du monde.

Quelles sont les comédies qui vous ont marqué récemment ?

Les films de Woody [Allen], bien sûr. Mais il y en a plein. Supergrave [de Greg Mottola, 2007] par exemple est un film dément.

Lors de la conférence de presse du jury, il a été question de politique. Revient-elle dans les débats que vous avez entre vous ?

Vous seriez surpris de voir à quel point des questions d'ordre politique sont soulevées par chacun des membres du jury à partir de films ou d'éléments filmiques qui, en surface, ne le sont pas. Mais, de manière générale, nous mettons l'accent sur l'expérience cinématographique. Principe qui, bien entendu, peut s'interpréter de nombreuses façons.

Que vous inspire la Palme d'or donnée par Quentin Tarantino à Michael Moore en 2004 ?

Je suis ravi de n'avoir pas eu à siéger à ce jury. Parce que je pense que c'est un film très important, et qu'il aura un impact à long terme, en tant qu'archive historique. En même temps, il ne se rattache en rien aux raisons de mon amour pour le cinéma. Si j'avais été à sa place, ce cas m'aurait torturé.

Pensez-vous que la Palme a servi la cause de Michael Moore ?

Il a perdu son combat, comme tous ceux qui ont lutté contre la guerre en Irak, moi compris.

Quelle a été votre réaction quand on vous a proposé de présider le jury ?

Je n'en revenais pas qu'aujourd'hui on veuille confier cette responsabilité à un Américain, quel qu'il soit ! Je suis toutefois gêné par l'idée de compétition, et je voudrais reprendre à mon compte cette phrase de David Lynch quand il avait présidé le jury [en 2002] : "Nous n'allons pas choisir les films, ce sont eux qui vont nous choisir."


Qu'est ce qui vous guide dans votre approche des films ?

La meilleure manière d'être honnête, c'est d'essayer de s'émanciper des effets de mode, pour tenter de percevoir ce qui restera indélébile. Nous devons faire tout le contraire de l'académie des Oscars, dont les palmarès relèvent d'un art consommé de la manipulation, d'un très bon marketing.

Qu'est-ce qui vous a surpris ?

Le fait de voir autant de films dans la même journée. Le jour de la projection de Che [de Steven Soderbergh], je suis resté neuf heures dans mon fauteuil. Je ne suis pas un cinéphile. Je ne vais pas si souvent que cela au cinéma.

Lisez-vous la presse pendant le Festival ?

J'ai demandé au jury de ne pas lire les critiques. En revanche, dans les hôtels, la presse professionnelle est à disposition dans les halls, et il m'est arrivé de la feuilleter. Variety est un journal obscène, qui fait de la désinformation. Ils parlent des films sous l'angle du marché et leur font du tort en répandant toutes sortes de rumeurs. Acheter ce type de presse, c'est donner de l'argent contre l'art.

Comment gérez-vous le fait que vous et Jeanne Balibar ayez joué respectivement chez Clint Eastwood et Arnaud Desplechin, et que vous ayez dirigé vous-même Benicio Del Toro (dans The Pledge), qui joue dans Che ?

Les relations personnelles entre des membres du jury et des cinéastes ou acteurs en compétition existent du fait qu'ils partagent, à l'origine, un même amour pour les films. Ce sont les films qui sont à l'origine de mon amitié avec Eastwood. C'est naturel, du coup, que ce soient les films qui priment.

Votre meilleur souvenir de Cannes ?

La première fois que je suis venu [en 1984]. J'ai croisé Harry Dean Stanton, l'acteur de Paris, Texas, la veille de son départ pour Cannes. Je lui ai demandé s'il n'avait pas un canapé que je pouvais squatter. Il m'a dit oui, et j'ai pris un billet d'avion le jour même. Personne ne me connaissait. J'ai beaucoup bu, j'ai vu un seul film : Il était une fois en Amérique. Je me suis amusé comme un fou, je me promenais partout. C'était mon premier voyage en Europe, et je l'ai prolongé. Vous connaissez le goût des Américains pour les plages européennes...

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# Posté le samedi 24 mai 2008 03:20

Des vices de construction auraient fragilisé les écoles

Des vices de construction
auraient fragilisé les écoles

Julie Desné
16/05/2008 | Mise à jour : 20:41 | .
Les proches des enfants ensevelis lors du tremblement de terre mettent en cause des défauts de construction qui ont facilité l'effondrement des écoles.
Shanghaï

ALORS QUE sont passées les premières journées pendant lesquelles les familles des personnes ensevelies continuaient d'espérer, les questions se faisaient plus pressantes hier du côté des foyers endeuillés. Plusieurs milliers d'enfants figurent parmi les quelque 50 000 morts du séisme. Les parents qui ont pu récupérer les dépouilles de leur progéniture confectionnent des tombes de fortune pour les veiller et les autres perdent peu à peu espoir au-dessus des décombres. Mais tous sentent la colère monter : pourquoi près de 7 000 écoles selon les premiers chiffres se sont écroulées sous l'effet de la secousse de lundi, tandis que les bâtiments officiels sont étonnamment nombreux à tenir encore debout ?

Dans une opération de communication unique, deux responsables du parti répondaient aux innombrables questions des internautes hier, annonçant l'ouverture d'une enquête sur la qualité des constructions endommagées. « Si des problèmes de qualité sont en cause dans les établissements scolaires, nous nous occuperons des responsables sans aucune complaisance », déclarait ainsi Han Jin, responsable du Plan au ministère de l'Éducation. Sur le terrain, les responsables politiques ne cessent d'appeler à l'espoir. Le premier ministre, Wen Jiabao, est apparu à plusieurs reprises à la télévision et dans les journaux, allant lui-même porter des paroles réconfortantes aux élèves encore ensevelis. La presse officielle s'est largement fait l'écho des opérations de sauvetage des écoliers. « Les sauveteurs attendent encore de nombreux miracles », assure l'agence officielle Xinhua.


Un marché immobilier opaque

Jeudi, les secours parvenaient à dégager 360 lycéens d'un établissement de Beichuan, mais 700 de leurs camarades restaient encore dans les gravats. Sept cents autres sont également restés sous les décombres à Hanwang, 400 à Mianzhu, où 1 300 cadavres ont été tirés des décombres de l'établissement scolaire...

La liste funèbre ne cesse de s'allonger. Les doutes sur la qualité des constructions soulèvent la question de la corruption répandue dans le secteur de l'immobilier en Chine. Comme dans beaucoup d'autres pays, le marché est connu pour son opacité, mais les étroites relations entretenues par les promoteurs avec les autorités locales aggravent le phénomène. Si la Constitution chinoise reconnaît depuis peu le droit à la propriété privée sur des constructions, la terre appartient toujours à l'État et les potentats locaux sont particulièrement exposés à la tentation d'amasser quelques profits. Les promoteurs qui parfois se confondent même avec les responsables politiques du coin rentabilisent le coût des pots-de-vin sur la piètre qualité des matériaux. Les exemples sont légion. En avril, l'agence Xinhua révélait que les autorités avaient relevé que sur plus de 30 000 affaires de saisies illégales de terres sur les quatre derniers mois de 2007, de juteuses opérations immobilières sont souvent derrière.

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# Posté le samedi 17 mai 2008 05:02